Dans les démocraties, il y a quelques incontournables dans les promesses électorales de tout candidat aux voix. Aussi loin que je me souvienne, la baisse du chômage en fait partie, et, souvent, la hausse du pouvoir d'achat y figure en bonne place. Le pouvoir d'achat, ce n'est rien d'autre que la quantité de biens et de services que l'on peut se payer avec ses revenus, et, pour qu'il augmente, il faut soit que les prix des biens et services baissent, soit que les revenus augmentent.
C'est la raison pour laquelle le monde politique des pays démocratiques est en général favorable à la concurrence, qu'il voit comme un moyen de faire baisser les prix, et qu'il est favorable à la hausse des salaires, qui constituent le moyen "noble" d'avoir des revenus. En effet, l'autre terme des revenus est constitué de rentes (loyers, dividendes, plus-values liées aux investissements, etc), et, en général, cette partie là est moins bien vue par le pouvoir politique, quel qu'il soit !
Depuis quelques temps, on voit aussi apparaître dans les discours électoraux la question des économies d'énergie. Ca tombe bien, l'essentiel de l'énergie consommée dans le monde l'est dans des démocraties.
Consommation d'énergie primaire par pays ou zone, bois exclu. Si l'on excepte la Chine, qui représente aujourd'hui 20% de la consommation mondiale d'énergie primaire, et divers pays de moindre importance dans l'ensemble, à peu près tout le reste de la consommation d'énergie est le fait de démocraties (même si certaines d'entre elles seront qualifiées de non démocratiques par d'autres, et vice-versa !).
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Le but de ce qui suit est de voir s'il est si facile que cela de promettre à l'électeur à la fois des économies d'énergie, des emplois et du pouvoir d'achat. Pour cela, nous allons commencer par appeler "jobs" le nombre d'emplois existant dans un pays (ou un groupe de pays), et dire.... que ce nombre d'emplois est égal à lui-même (accepter ce fait ne devrait pas poser trop de problèmes !).
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Puis nous allons multiplier et diviser, à droite, par le PIB, pour lequel nous allons utiliser l'acronyme anglais, Gross Domestic Product, ou GDP. Rappelons que le PIB n'est rien d'autre, pour tout pays (ou groupe de pays), que la somme des revenus de tous les acteurs économiques de la zone concernée.
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Le terme jobs/GDP désigne alors le nombre d'emplois qu'il est possible d'avoir par unité de revenu dans le pays en question, de telle sorte que nous venons d'écrire.
| Emplois |
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Quand le terme jobs/GDP augmente, cela signifie qu'il y a plus d'emplois pour la même quantité de revenus, et donc... que chaque emploi procure moins de revenu en moyenne. Si la part des salaires et des rentes n'est pas modifiée, en première approximation cela signifie donc que les gens sont moins payés. On voit alors appraître ci-dessus une manière très simple - et bien connue, puisqu'elle a été mise en oeuvre ces dernières années ou décennies par les USA, la Grande Bretagne, la Suède ou l'Allemagne - pour augmenter le nombre d'emplois à PIB donné : il suffit de moins payer les personnes au travail ! (et donc on en case plus pour une production donnée).
Notons que l'inverse de ce terme, à savoir GDP/jobs, désigne le revenu par actif, ou encore le pouvoir d'achat par personne ayant un travail.
Nous allons maintenant faire intervenir l'énergie, et multiplier et diviser le terme de droite par l'énergie consommée dans le pays en question, ce qui donne :
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Le terme GDP/NRJ s'appelle l'efficacité énergétique de l'économie : il augmente quand, avec la même quantité de kWh (c'est-à-dire la même quantité de flux physiques provoqués) il est possible de créer plus d'euros de valeur ajoutée (car le PIB est aussi, par contruction, la somme des valeurs ajoutées des agents productifs du pays).
Rappelons que l'économie n'est qu'une grande machine à transformer des ressources naturelles en des biens et des services qui ont plus de valeur, à nos yeux, que les ressources dont ils sont issus. La différence de valeur entre les ressources initiales et les objets ou services finaux s'appelle justement... la valeur ajoutée.
Dit autrement, à chaque fois que l'économiste verra des euros de valeur ajoutée, c'est qu'il y aura eu une transformation (qui est celle-là même que nous appelons souvent "production"), que le physicien pourra mesurer avec des kWh d'énergie. Plus une économie engendre de valeur ajoutée avec peu de flux physiques, plus elle est "efficace" en matière énergétique.
Si nous reprenons depuis le début, nous venons donc d'écrire que :
| Emplois |
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Cette égalité permet désormais de relier entre eux les trois termes qui ont été évoqués au début de cette page :
le nombre d'emplois (terme de gauche),
l'emploi par unité de PIB est l'inverse du revenu (donc du pouvoir d'achat) par personne au travail,
enfin les deux termes de droite concernent tout à fait l'énergie.
Et maintenant, discutons !
La première chose qui peut se déduire de l'égalité ci-dessus est que si l'énergie disponible augmente, cela augmente l'emploi, à condition que dans le même temps il n'y ait pas de dégradation de l'efficacité énergétique de l'économie, et pas d'augmentation trop rapide du PIB par personne au travail (que l'on appelle souvent "gain de productivité").
C'est exactement ce qui s'est passé entre la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et le premier choc pétrolier :
l'énergie disponible a augmenté de 5% par an (essentiellement dans les pays industrialisés : Amérique du Nord, Europe, Union Soviétique, Japon).
Variation de l'approvisionnement énergétique mondial depuis 1945. La courbe orange donne la variation annuelle, la courbe bleue la moyenne pour les périodes 1945-1973 et 1974-2011.
On voit clairement que le taux de croissance a été divisé par plus de deux après le choc pétrolier de 1974.
Source Shilling et al, 1977, et BP Statistical Review, 2012
dans le même temps le PIB par personne a augmenté d'environ 3% par an, or tant qu'il n'y a pas de chômage et que la pyramide des âges ne change pas trop vite la variation du revenu par actif ou du PIB par personne est à peu près identique (le revenu par actif a donc pu augmenter un peu plus vite que le PIB par personne, disons 4%),
Evolution du PIB par personne depuis 1960 en moyenne mondiale (courbe bleue), et moyenne par decade (courbe rouge). Avant le premier choc ce taux se promène entre 3% et 4%.
Source: World Bank ; moyenne calculée par l'auteur.
enfin l'augmentation de l'efficacité énergétique de l'économie a été soit nulle, soit positive
Variation de l'efficacité énergétique pour le monde dans son ensemble depuis 1960 (pas de statistiques de PIB avant !).
On voit clairement que cette efficacité énergétique n'augmente pas de 1960 à 1970, puis croit à raison d'un peu moins de 1% par an.
Sources Shilling et al, 1977, BP Statistical Review, 2012, et World Bank, 2012
Avec une énergie en forte croissance (+5% par an), des emplois par unité de revenu en décroissance - donc un revenu par emploi en croissance - mais moins rapide de l'ordre -3% par an si on considère que c'est grosso modo proportionnel à la variation du PIB), et une efficacité énergétique de l'économie croissant faiblement (+1% par an en gros), l'emploi a pu croître en nombre (+1% à +2% par an si l'on compose les trois taux précédents) alors même que les revenus par emploi augmentaient : magique !
Intéressons nous maintenant à la période qui suit le choc pétrolier, et plus particulièrement dans les pays de l'OCDE, qui sont les pays dits "industrialisés". De 1974 à aujourd'hui, la croissance de l'approvisionnement énergétique a beaucoup baissé.
Variation de l'approvisionnement énergétique des pays de l'OCDE depuis 1966 (la série représente la variation entre une année et l'année suivante, et donc le point de 1966 représente la variation entre 1965 et 1966).
La moyenne sur la période 1966-1973 est de 5,2% et elle tombe à 0,9% sur la période 1974-2011. La baisse tendancielle de ce taux de croissance est très nettement visible.
Source BP Statistical Review 2012
Nous avons donc perdu 4% de hausse annuelle (en moyenne) dans l'OCDE après 1974, pendant que le revenu par actif continuait à augmenter presque au même rythme qu'avant (et donc le terme jobs/GDP continuait à baisser de 2% à 3% par an). Dans le même temps l'efficacité énergétique de l'économie a cru de 1,5% par an (dans l'OCDE).
Evolution des dollars de PIB par kWh d'énergie pour l'OCDE, de 1965 à 2011. De 1974 à 2011 cette valeur a cru de 1,5% par an en moyenne.
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Du coup, avec un terme NRJ augmentant de 1% par an environ, un terme Jobs/GDP diminuant de 1% à 3% par an, et un terme GDP/NRJ augmentant de 1,5% par an, le terme Jobs reste à peu près stable, et il s'agit bien du nombre d'emplois, pas du taux de chômage. Mais.... si la population augmente (ce qui est le cas) alors que le nombre d'emplois reste stable, cela signifie que le taux d'emploi (pour le coup il s'agit des emplois ramenés à la population) baisse.
Evolution de la population de l'OCDE depuis 1950.
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Evidemment, il y a plusieurs manières de faire baisser ce taux d'emploi autrement que par la hausse du chômage :
ce taux baisse quand l'entrée dans la vie active se fait plus tardivement (allongement des études), ce qui diminue la part des actifs chez les jeunes (les étudiants sont des inactifs) et donc la part de l'emploi dans la population pour cette catégorie, et par voie de conséquence pour la population dans son ensemble "toutes choses égales par ailleurs",
il est possible de mettre les gens à la retraite plus tôt (abaissement de l'âge de la retraite), ce qui augmente aussi les inactifs pour la fraction "âgée" de la population,
et enfin... il est possible d'avoir plus de chômage, ce qui ne diminue pas le nombre d'actifs (car les chômeurs sont des actifs !), mais diminue assurément le taux d'emploi.
On constatera aisément que c'est ce qui s'est passé dans à peu près tous les pays de l'OCDE depuis 1974 : allongement de la durée des études, abaissement de l'âge de la retraite, augmentation du taux de chômage.
Pour l'heure, cela n'a pas posé de problème car le PIB continuait d'augmenter un peu, et donc les surplus dégagés par l'activité (qui financent chômeurs et inactifs) augmentaient. Mais...
Nonobstant le tropisme des media français pour le nucléaire ou certaines énergies renouvelables électriques (éolien, photovoltaïque), l'essentiel de l'énergie consommée dans l'OCDE reste de l'énergie fossile (plus de 80%).
Evolution de la consommation d'énergie primaire de l'OCDE depuis 1965, en millions de tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole ≈ 11600 kWh ≈ 41,6 GJ). L'énergie fossile est l'addition du pétrole, du gaz et du charbon.
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Comme on le voit sur le graphique ci-dessus, depuis 2005 l'énergie disponible dans l'OCDE a commencé à baisser. La cause est d'abord le plafonnement de la production pétrolière mondiale, survenu en 2005, qui laisse une humanité croissante avec un gateau identique à partager : cela en fait mécaniquement moins pour tous.
Evolution de la consommation de pétrole mondiale depuis 1965, en millions de tonnes équivalent pétrole. On voit bien, sur ce graphique, que depuis 2005 cette consommation n'augmente plus (parce que la production n'augmente plus !), mais que la répartition par zone se modifie, au détriment des "vieux pays industrialisés" (OCDE).
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Par ailleurs, la hausse du gaz et du charbon concerne surtout les pays hors OCDE (et le charbon surtout la Chine).
Evolution de la consommation de gaz par zone depuis 1965, en millions de tonnes équivalent pétrole. L'OCDE augmente, mais en proportion le reste du monde augmente bien plus vite.
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Evolution de la consommation mondiale de charbon par zone depuis 1965, en millions de tonnes équivalent pétrole. Alors que l'OCDE est "plate", la Chine connaît un accroissement spectaculaire, du à un accroissement tout aussi spectaculaire de la production électrique.
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Comme le pétrole mondial va se mettre à baisser d'ici 5 à 15 ans, que le gaz va avoir du mal à compenser dans les zones peu fournies en réserves (dont l'Europe) parce qu'il se transporte mal, et que le charbon va aussi avoir du mal à compenser en Europe parce qu'il se transporte encore plus mal (et que les réserves ne sont pas en Europe), il s'ensuit que, très probablement, l'OCDE va voir son approvisionnement énergétique continuer à diminuer en tendance, nonobstant le "gaz de schiste". Si en plus les Européens se débarassent du nucléaire cette baisse va s'accélérer.
De ce fait, le terme NRJ va, du moins en tendance, se mettre à évoluer négativement, et même, si l'on en juge par la tendance historique, de plus en plus négativement.
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation d'énergie dans l'OCDE depuis 1965. La tendance de fond est très claire : cette croissance est devenue de plus en plus faible (ca ne date pas d'hier !) et l'évolution après 1985 ne fait que reprendre la tendance qui s'était amorcée entre 1965 et 1975. Sur ce graphique la tendance est clairement orientée à la baisse, et les éléments ci-dessus ne permettent pas de voir comment cette tendance pourrait fortement se renverser.
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Cette tendance s'applique du reste à cahcune des 5 principales énergies de la zone, à savoir :
au pétrole
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation de pétrole dans l'OCDE depuis 1965. Le même commentaire que ci-dessus s'applique : la baisse avait commencé bien avant le premier, et surtout le deuxième choc pétrolier, et ce qui s'est passé ensuite reste au fond dans une tendance lourde de baisse de la croissance (vos suivez ?).
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au gaz
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation de gaz dans l'OCDE depuis 1965. Il est difficile de voir une "révolution du gaz de schiste" dans la variation des volumes depuis 2000 (rappelons que les USA font partie de l'OCDE !).
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au charbon
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation de charbon dans l'OCDE depuis 1965. Malgré des ressources supposées très abondantes, la consommation n'est pas orientée à la hausse dans cette zone.
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à l'hydroélectricité
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation d'électricité hydraulique dans l'OCDE depuis 1965.
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au nucléaire enfin
Evolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation d'électricité nucléaire dans l'OCDE depuis 1965. La relative jeunesse de cette énergie fait qu'il est normal que les taux de croissance très forts du début diminuent ensuite, et il est plus difficile d'en tirer une conclusion définitive.
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Notons que les "nouvelles renouvelables", qui elles ont un taux de croissance en augmentation, ne suffisent pas à inverser la tendance pour l'ensemble du "non fossile".
Evolution de la croissance de la consommation de "nouvelles renouvelables", dans l'OCDE depuis 1991. On constate une augmentation de cette croissance sur la période, mais....
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...cela ne suffit pas à avoir une tendance à la hausse pour l'ensemble des "énergies non fossiles". Ci-dessus : évolution de la croissance - ou décroissance ! - de la consommation d'énergie non fossile (hors biomasse) dans l'OCDE depuis 1965. La diminution des sites équipables en hydroélectricité et la désaffection pour le nucléaire sont bien plus impactants que la hausse des nouvelles renouvelables.
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Dans ce contexte, pour augmenter les emplois (ce qui permet de lutter contre le chômage, ou de ne pas l'augmenter si la population augmente) il faut que le produit Jobs/NRJ augmente, ce qui veut dire avoir plus d'emplois par unité d'énergie disponible. Or, cela signifiera.... une baisse de la productivité. Pour commencer, rappelons que c'est l'énergie qui pilote la production dans les pays industrialisés, puisque c'est elle qui alimente les machines, et non plus l'énergie de nos muscles. Si nous avons moins d'énergie, il y a moins de production (toutes choses égales par ailleurs), et si nous avons plus d'emplois par unité de production cela signifie très exactement une baisse de la productivité.
Si nous en revenons à la décomposition ci-dessus, avec Jobs/NRJ égal au produit de Jobs/GDP et de GDP/NRJ, et que nous cherchons à conserver au moins Jobs/GDP constant (ce qui signifie un revenu par actif constant ; quand le revenu par actif augmente - les gens sont plus payés - ce terme baisse), alors cela signifie que le terme GDP/NRJ doit fortement augmenter pour que les emplois augmentent toujours en période de baisse de l'énergie.
Dit autrement, l'efficacité énergétique crée des emplois tout étant égal par ailleurs, alors que la substitution d'une énergie par une autre (le terme NRJ reste le même), toutes choses égales par ailleurs, ne permet pas d'augmenter l'emploi global (il n'y a alors que des effets de transfert, et les emplois créés ici substituent des emplois détruits là).
Pour que changer d'énergie ait un impact sur l'emploi, il faut que dans le même temps on ait l'un des processus suivants :
ce remplacement change par ailleurs l'efficacité énergétique de l'économie (par exemple on électrifie un processus, et ce changement augmente globalement le PIB par unité d'énergie).
ce remplacement permette de payer moins cher les salariés de la nouvelle filière que ceux de l'ancienne (à ce moment on modifie le terme Jobs/GDP en même temps que l'on change NRJ de nature).
on change une énergie finale importée dans la zone par une énergie finale produite dans la zone (à ce moment les emplois attachés à la filière énergétique se trouvent dans la zone et non à l'extérieur, mais cela ne change pas le reste).
Ce que suggère cette équation, c'est donc que préserver à la fois l'emploi et le pouvoir d'achat en période de baisse de l'approvisionnement énergétique va être une affaire compliquée... et qu'il vaudrait mieux éviter de le promettre pour ne pas avoir de déconvenues !