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Quelques séries longues sur l'énergie dans diverses régions du monde

mars 2013 - dernière modification : decembre 2015

site de l'auteur : www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com

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Ce qui va suivre contient des séries longues diverses, pour l'usage de tous ceux qui, à l'heure des débats qui s'engagent un peu partout sur notre avenir énergétique, souhaitent avoir quelques points de repère factuels sur les évolutions historiques. Peu de commentaires, beaucoup d'images !

Europe

Consommation d'énergie primaire en Europe, bois exclu, en millions de tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note un maximum - pour l'heure - en 2006, soit un an avant le début de la crise économique qui a démarré en 2007. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. On note que, pour l'heure, le pétrole est en déclin depuis 2006, et le gaz depuis 2005 (en tendance). On note aussi qu'à l'échelle européenne le nucléaire a cessé de croître rapidement au moment du contre-choc pétrolier, en 1985.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation européenne depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. On note la grande stabilité de la part du pétrole dans le total (environ 40%) depuis le début des années 1980, avec néanmoins un décrochage depuis 2008. On note aussi que la baisse des années 80 est due à l'essor du nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne en Europe, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note une quasi-constance après le 2è choc pétrolier, jusqu'à un maximum - pour l'heure - en 2006, soit un an avant le début de la crise économique qui a démarré en 2007. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) en Europe depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis près de 50 ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon en Europe depuis 1965. La valeur moyenne est négative (et donc en tendance le charbon baisse), et la courbe de tendance sur cette variation annuelle est légèrement orientée à la baisse depuis un demi-siècle.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole en Europe depuis 1965. La courbe de tendance est très nettement orientée à la baisse depuis la fin des années 1960.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz en Europe depuis 1965. La courbe de tendance est très nettement orientée à la baisse depuis la fin des années 1960.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) en Europe depuis 1965 (cette catégorie agrège l'hydroélectricité, le nucléaire, et les "nouvelles renouvelables"). On note que la croissance a tendance à baisser, ce qui reflète le fait que les "nouvelles énergies renouvelables" n'ont pas le potentiel pour retrouver la croissance permise par le nucléaire et l'hydro dans les années 1970.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile en Europe depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes (l'Europe émet donc un peu moins de 4 milliards de tonnes de CO2 fossile en 2014). On note que le maximum a été atteint au moment du second choc pétrolier.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne en Europe depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que le maximum a été atteint au moment du second choc pétrolier.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie en Europe depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie en Europe depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Taux de croissance du PIB européen (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie (depuis 1965). La régression signifie deux choses : d'une part que sur la période nous avons eu en moyenne 1,5% de croissance annuelle sans énergie supplémentaire (c'est la signification de l'intersection entre la droite de régression et l'axe des abcisses) et que, ensuite, pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut 1% de croissance de l'énergie.

NB : le "découplage" signifierait que les points se mettraient pour l'essentiel dans le cadran en bas à droite.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Europe (axe horizontal) vs PIB européen (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite).

On note que la courbe fait une série de "crosses vers la gauche" en 1974, 1979, 1990 (guerre du Koweit), et à partir de 2006, avec dans ce dernier cas une baisse du PIB réel sur plusieurs années. Pour l'épisode depuis 2006, cela signifie que c'est d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le PIB, excluant de fait un enchaînement qui expliquerait la baisse de l'énergie consommée par la seule crise.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Europe (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1970 à 2014 (la ligne marron part de 1970, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

On note que la courbe fait une série de "crosses vers la gauche" en 1974, 1979, et surtout à partir de 2006, avec d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le produit industriel. En tendance, la baisse est plus marquée que pour le PIB, qui peut se "redresser" avec des choses non matérielles, comme par exemple la hausse de la valeur de l'immobilier ou des actions.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole en Europe (axe horizontal) en millions de tonnes équivalent pétrole vs. PIB européen en milliards de dollars constants pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

On note la baisse de la consommation de pétrole après 1974 et 1979, mais sans baisse notable du PIB à l'époque. On note ensuite qu'après 1983 la "ligne" s'oriente d'une manière très différente de ce qu'elle fait pour la période précédente, ce qui traduit le fait que l'économie est devenue plus "efficace" en pétrole (mais pas vraiment moins dépendante : il y a toujours un lien direct entre pétrole consommé et PIB européen).

La crosse du haut correspond à la période 2006 - 2014, et le fait qu'elle "tourne à gauche" signifie qu'il y a d'abord de moins en moins de pétrole, puis un PIB qui n'augmente plus (le second étant la conséquence du premier). Si la baisse de la consommation de pétrole devait suivre la baisse du PIB, et non la précéder, la courbe "tournerait à droite".

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production électrique en Europe depuis 1985, en milliards de kWh, discriminée par mode. "Fossil" regroupe charbon, lignite (une espèce de charbon de mauvaise qualité), pétrole (très minoritaire) et gaz.

Source des données BP Statistical Review

 

Détail de la production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne en Europe depuis 1965. "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz (qui en représente la quasi-totalité actuellement). Cette production "non fossile" représente un peu plus de la moitié de l'électricité européenne actuellement, et l'ensemble "nucléaire+hydro" en représente l'essentiel de très loin.

Source des données BP Statistical Review

 

France

Consommation d'énergie primaire en France, bois exclu, depuis 1965 . On note un maximum - pour l'heure - en 2004. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne en France, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note un maximum - pour l'heure - au début des années 2000. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation en France depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. On note que la part fossile évolue à peu près comme le "symétrique" de la part du nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) en France depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis près de 50 ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon en France depuis 1965. Le taux moyen est négatif sur la période.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole en France depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz en France depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) en France depuis 1965. On note que la croissance de cette contribution a tendance à baisser, ce qui reflète le fait que les "nouvelles énergies renouvelables" n'ont pas le potentiel pour retrouver la croissance permise par le nucléaire et l'hydro dans les années 1970.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile en France depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne en France depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que le maximum a été atteint au moment du second choc pétrolier, et surtout qu'elles sont aujourd'hui inférieures à 6 tonnes, ce qui est 2 tonnes sous la moyenne européenne et 4 tonnes sous la moyenne allemande.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie en France depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie en France depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. La baisse rapide qui suit le premier choc pétrolier combine des mesures d'économie (première réglementation thermique par exemple) et la montée en puissance du nucléaire. La valeur actuelle est inférieure à la moyenne européenne, et représente le quart de la valeur pour les USA.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Taux de croissance du PIB français (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie en France pour la période 1965-2014. La régression signifie deux choses : d'une part que sur la période nous avons eu en moyenne 1% de croissance annuelle sans énergie supplémentaire (c'est la signification de l'intersection entre la droite de régression et l'axe des abcisses) et que, ensuite, pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut environ 1% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en France (axe horizontal) vs PIB en France (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2013 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite).

On voit distinctement les épisodes de 1974 (avec récession d'un an), 1979 (pas de récession),1990, et surtout la belle "crosse vers la gauche" à partir de 2006, en haut.

La "crosse sur la gauche" signifie que c'est d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le PIB, excluant de fait un enchaînement qui expliquerait la baisse de l'énergie consommée par la seule crise (sinon la courbe "tournerait à droite").

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en France (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne marron part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

On note que la courbe fait une "crosse vers la gauche" à partir de 2006, avec d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le produit industriel. En tendance, la baisse est plus marquée que pour le PIB.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole en France (axe horizontal) vs. PIB en France (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

De 1974 à 2007, la France a plus que doublé son PIB en baissant significativement sa consommation de pétrole, et est un des rares pays occidentaux à présenter ce profil de courbe.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production d'électricité en France depuis 1985, en milliards de kWh, discriminée par mode. "Fossil" regroupe charbon, pétrole (très minoritaire) et gaz.

Source des données BP Statistical Review

 

Détail de la production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne en France depuis 1965. "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz (qui en représente la quasi-totalité). Cette électricité "non fossile" représente 90% de la production française

Source des données BP Statistical Review & World Bank

 

Allemagne

Consommation d'énergie primaire en Allemagne, bois exclu, depuis 1965. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. On notera que la décrue du nucléaire a commencé en 2006 (bien avant Fukushima), et que ces 3 dernières années charbon et gaz remontent ensemble.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire. On constate que le terme "non fossil" n'augmente que peu depuis 2006, car les renouvelables sont pour l'essentiel affectées à la baisse du nucléaire dans ce pays.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne en Allemagne, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note que le maximum a eu lieu au moment du 2è choc pétrolier, . "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation en Allemagne depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. Notez que la part du gaz et celle du charbon sont à peu près constantes depuis plus de 10 ans. La baisse de la part fossile depuis la fin des années 1990 est surtout le fait du pétrole, peu utilisé dans l'électricité, et pendant les années 1980 c'est surtout le reflet de la montée en puissance du nucléaire, comme dans tous les pays du monde à cette époque.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review 2014

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) en Allemagne depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis 50 ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon en Allemagne depuis 1965. La tendance est à la "stabilité" d'un taux négatif sur la période, mais depuis le début des années 1990 la tendance de ce taux est clairement à la hausse.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole en Allemagne depuis 1965. On constate une grande similarité avec la trajectoire européenne dans son ensemble.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz en Allemagne depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) en Allemagne depuis 1965. On note que la croissance de cette contribution a tendance à baisser, ce qui reflète le fait que les "nouvelles énergies renouvelables" n'ont pas le potentiel pour retrouver la croissance permise par le nucléaire et l'hydro dans les années 1970 (et, en Allemagne, le fait que les renouvelables servent avant tout à remplacer le nucléaire, ce qui laisse constant l'ensemble des "non fossiles").

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile en Allemagne depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne en Allemagne depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que le maximum a été atteint au moment du second choc pétrolier, et que sur les 5 dernières années elles sont globalement stables.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie en Allemagne depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Attention : la courbe est à zéro avant 1970 parce que les données sur le PIB ne sont pas disponibles. Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace. La valeur actuelle est à peu près la même que celle de la France.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie en Allemagne depuis 1970 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). Attention : la courbe est à zéro avant 1970 parce que les données sur le PIB ne sont pas disponibles. La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Pour la période 1970-2014, taux de croissance du PIB en Allemagne (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie.

La régression signifie deux choses : d'une part que sur la période il y a eu en moyenne 1,6% de croissance annuelle sans énergie supplémentaire (c'est la signification de l'intersection entre la droite de régression et l'axe des abcisses) et que, ensuite, pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut environ 0,65% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Allemagne (axe horizontal) vs PIB allemand (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1970 à 2014 (la ligne orange part de 1970, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut).

La première partie de la courbe est habituelle : plus de PIB et plus d'énergie. Mais la seconde partie (après 1990) présente un aspect très différent de celui qu'elle a pour les autres pays, puisque le PIB augmente alors que l'énergie diminue ou reste constante. C'est le résultat de la réunification, qui a permis une formidable augmentation de l'efficacité énergétique, et donc une hausse du PIB sans hausse de la consommation d'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Allemagne (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1970 à 2014 (la ligne marron part de 1970, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

L'évolution est "concentrée" sur une plage bien plus restreinte que pour le PIB, mais elle présente une structure un peu similaire. près

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole en Allemagne (axe horizontal) vs. PIB en Allemagne (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1970 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1970 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

Cette courbe est aussi inhabituelle, et résulte aussi de la réunification. Toutefois rappelons qu'une partie du PIB allemand correspond à des exportations de machines de toute sorte (industrielles, voitures, avions, etc) qui ont besoin d'énergie au sein des pays clients !

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production d'électricité en Allemagne depuis 1985, en milliards de kWh, discriminée par mode de production. Fossil regroupe lignite, charbon, pétrole et gaz. On constate que cette fraction de la production est constante en Allemagne depuis 1985.

Source des données BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne en Allemagne depuis 1965. "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz (qui en représente la quasi-totalité actuellement).

Source des données BP Statistical Review & World Bank

 

Espagne

Consommation d'énergie primaire en Espagne, bois exclu, depuis 1965 . On note la hausse rapide après 1980, alors que les principaux pays européens sont restés stables à ce moment là, la part très importante du pétrole, et le déclin marqué depuis 2007 (déclin qui a donc commencé avant la crise). "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Source des données : BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. On note la forte baisse du pétrole à partir de 2007.

Sources des données : BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne en Espagne, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation en Espagne depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. On remarque que la part du pétrole est restée très élevée après les chocs pétroliers.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) en Espagne depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis presque 50ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon en Espagne depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole en Espagne depuis 1965, et tendance sur cette variation.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz en Espagne depuis 1974.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) en Espagne depuis 1965. On note que la croissance de cette contribution a tendance à baisser malgré fort développement de l'éolien des 10 dernières années.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile en Espagne depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne en Espagne depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que le maximum a été atteint en 2005.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie en Esagne depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace. On note que l'économie espagnole est moins efficace énergétiquement aujourd'hui qu'il y a 50 ans.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie en Espagne depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. On note que cette efficacité CO2 n'est pas très éloignée de ce qu'elle était il y a 50 ans.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Pour la période 1965-2014, taux de croissance du PIB en Espagne (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie. La régression signifie que pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut environ 0,85% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Espagne (axe horizontal) vs PIB en Espagne (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

On voit peu les épisodes de 1974 et 1979 (pas de récession), mais par contre il y a un quasi-point de rebroussement à partir de 2006, avec une "crosse à gauche", ce qui signifie que c'est d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite seulement le PIB.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Espagne (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1970 à 2014 (la ligne marron part de 1970, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique). Le rebroussement après 2007 est bien plus spectaculaire.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole en Espagne (axe horizontal) vs. PIB en Espagne (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

On note qu'après 1982 l'économie espagnole est un peu plus efficace dans son usage du pétrole, mais pas énormément, et on retrouve la crosse vers la gauche à partir de 2006, qui signifie que le PIB baisse après que le pétrole ait commencé à baisser.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production d'électricité en Espagne depuis 1985, en milliards de kWh. "Fossil" regroupe charbon, pétrole (très mionoritaire) et gaz.

Données BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne en Espagne depuis 1965. "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz (qui en représente la quasi-totalité actuellement).

Source des données BP Statistical Review

 

USA

Consommation d'énergie primaire aux USA, bois exclu, depuis 1965 . On note un maximum - pour l'heure - en 2007, malgré les "gaz de schiste". "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. On note que, pour l'heure, le pétrole est en lent déclin depuis 2004. La hausse récente du gaz va en regard d'une baisse presque équivalente du charbon, ce qui reflète surtout un changement de mix dans la production électrique.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne aux USA, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note un maximum au moment du 2è choc pétrolier, et un déclin continu depuis 2000, qui s'amplifie en 2007, avant la crise des subprime. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation des USA depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. On note la granbde stabilité de la part du pétrole dans le total (environ 40%) depuis le début des années 1980.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) aux USA depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis presque 50 ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon aux USA depuis 1965. La variation moyenne est à la baisse depuis presque 50 ans, nonobstant le fait que les USA déclarent les premières réserves prouvées au monde.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole aux USA depuis 1965. La tendance est à la baisse, nonobstant les "pétroles de schiste".

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz aux USA depuis 1965. Les gaz non conventionnels ont engendré un "rebond depuis 2005, et la baisse sur la période du taux de croissance est beaucoup moins marquée que pour le pétrole.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossile" (hors bois) aux USA depuis 1965. On note que la croissance de cette contribution a tendance à baisser, ce qui reflète le fait que les "nouvelles énergies renouvelables" ne prennent pas le relais du nucléaire et de l'hydroélectricité en termes de croissance.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile aux USA depuis 1965, discriminée par énergie. La crise des subprime a été bien plus efficace que le protocole de Kyoto !

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne aux USA depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que le maximum a été atteint au moment du premier choc pétrolier, et que depuis 2007 elles sont en décroissance, et que l'épisode 2009 est une "indentation" sur une tendance plus régulière.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie aux USA depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace. On note l'absence de hausse au moment du "contre-choc" pétrolier, quand le pétrole est redescendu à des prix très bas.

On note aussi que quand l'Europe est à environ 0,9 $ par kWh en 2014, les USA sont à environ 0,6.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie aux USA depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. Les USA ont aujourd'hui des émissions par unité de PIB supérieures de 50% à celles de l'Europe.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Sur la période 1965-2014, taux de croissance du PIB américain (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie aux USA la même année. La régression signifie deux choses : d'une part que sur la période il y a eu en moyenne 1,8% de croissance annuelle sans énergie supplémentaire (c'est la signification de l'intersection entre la droite de régression et l'axe des abcisses) et que, ensuite, pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut environ 1% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie aux USA (axe horizontal) vs PIB des Etats-Unis (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut).

On note que la courbe fait une série de "crosses vers la gauche" en 1974, 1979, et à partir de 2005. La "crosse sur la gauche" signifie que c'est d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le PIB, excluant de fait un enchaînement qui expliquerait la baisse de l'énergie consommée par la seule crise (sinon la courbe "tournerait à droite").

On note aussi qu'après la baisse du PIB qui va de 2006 à 2009, les points s'organisent à nouveau le long d'une ligne qui va de "en bas à gauche" à "en haut à droite", ce qui traduit un PIB qui "repart" à cause d'un approvisionnement énergétique qui fait de même.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie aux USA (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2013 (la ligne marron part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

On retrouve les "crosses vers la gauche" de 1974, 1979, et à partir de 2006, mais on voit surtout que la décrue du produit industriel va bien plus vite que celle du PIB quand l'énergie baisse. Cela est du au fait que le PIB peut se "redresser" avec des choses non matérielles, comme par exemple la hausse de la valeur de l'immobilier ou des actions (et aux USA cet effet est particulièrement important), alors que cela n'est pas le cas pour le produit industriel.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole aux USA (axe horizontal) vs. PIB aux Etats Unis (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

On note la baisse de la consommation de pétrole après 1974 et 1979, avec une très petite - et très courte - baisse du PIB après 1979. On note également qu'après 1983 la "ligne" s'oriente d'une manière plus pentue, ce qui traduit le fait que l'économie est devenue plus "efficace" en pétrole (mais pas vraiment moins dépendante).

On note enfin qu'après 2006 il y a une baisse bien plus marquée du PIB, avant que ce dernier ne finisse par "repartir" à consommation de pétrole constante (mais cela s'est également fait avec une multiplication de la dette publique par deux).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production électrique des USA depuis 1985, en milliards de kWh, avec le détail par énergie primaire. "Fossil" regroupe charbon, pétrole (très minoritaire) et gaz.

Données BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne aux USA depuis 1965, en kWh (un américain consomme environ 14000 kWh par an, tous usages confondus). "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz (qui en représente la quasi-totalité actuellement).

Source des données BP Statistical Review

 

Japon

Consommation d'énergie primaire au Japon, bois exclu, depuis 1965. On note un maximum - pour l'heure - en 2006. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité. On note aussi que l'arrêt du nucléaire en 2012 engendre un "rééquilibrage" instantané au profit du pétrole et du gaz, et l'arrêt de la légère décrue du charbon commencée en 2008, mais l'ensemble dans une tendance de fond sur la consommation globale qui ne change pas.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. On note que, pour l'heure, le pétrole est en lent déclin depuis le milieu des années 1990, avec toutefois un fort rebond du à Fukushima en 2012, comme pour charbon et gaz (mais pas du tout les renouvelables).

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne au Japon, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). A la différence de nombre de pays de l'OCDE, cette quantité augmente encore après le 2è choc pétrolier, jusqu'à un maximum - pour l'heure - en 2005, soit un peu avant le début de la crise économique qui a démarré en 2007. "New Renewable" = toutes les renouvelables sauf le bois et l'hydroélectricité.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation du Japon depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. On note que la part fossile évolue à peu près comme le "reflet" de la part du nucléaire (l'hydro est constant et les nouvelles renouvelables insignifiantes), avec notamment une hausse en 2011/2012 qui "efface" 30 ans de très lente baisse.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) au Japon depuis 1965. La courbe de tendance est orientée à la baisse depuis la fin des années 1960 (pour ceux à qui ce terme ne fait pas peur, cela signifie que la dérivée seconde est négative, en moyenne, depuis presque 50 ans).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon au Japon depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole au Japon depuis 1965. Le rebond de 2012 est lié à la hausse de la production électrique au fioul après Fukushima.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz au Japon depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) au Japon depuis 1965. On note que la croissance de cette contribution a tendance à baisser, et surtout sa très forte baisse en 2011 et 2012 (Fukushima).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile au Japon depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes. L'effet Fukushima (une hausse en 2012) est bien visible.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review 2014

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne au Japon depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. A la différence de nombre de pays de l'OCDE, elles sont quasiment au niveau du maximum historique.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie au Japon depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la courbe monte c'est que l'économie devient plus efficace. On note que de 1990 à 2010 cet indicateur ne s'est quasiment pas amélioré (mais très tôt il a atteint la valeur que l'Europe a atteint seulement en 2010). On note aussi que Fukushima a forcé des économies qui ont amélioré l'efficacité depuis 2011.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie au Japon depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. Cet indicateur ne s'est quasiment pas amélioré depuis le début de la stagnation japonaise (début des années 1990), et l'on voit sa petite dégradation en 2011 et 2012 à cause de Fukushima.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review 2014 et World Bank 2014

 

Pour la période 1965-2014, taux de croissance du PIB japonais (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie. La régression signifie deux choses : d'une part que sur la période il y a eu en moyenne 1% de croissance annuelle sans énergie supplémentaire (c'est la signification de l'intersection entre la droite de régression et l'axe des abcisses) et que, ensuite, pour avoir 1% de croissance supplémentaire de l'économie il faut environ 1% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie au Japon (axe horizontal) vs PIB du Japon (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite).

On note un quasi-point de rebroussement en 2006. La "crosse sur la gauche" signifie que c'est d'abord l'énergie qui baisse, et ensuite le PIB, excluant de fait un enchaînement qui expliquerait la baisse de l'énergie consommée par la crise (sinon la courbe "tournerait à droite").

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie au Japon (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2013 (la ligne marron part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

On note que cette courbe suit grosso modo une droite jusqu'à un premier maximum en 1991, puis il y a une diminution du produit industriel en même temps que l'énergie consommée au Japon augmente, enfin les deux augmentent de concert avant une "crosse vers la gauche" qui démarre en 2005 et fait plus ou moins redescendre le long de la droite de régression.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole au Japon (axe horizontal) vs. PIB au Japon (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

De 1970 à 2010, le Japon a quasiment triplé son PIB sans augmenter sa consommation de pétrole, une évolution qui rappelle celle de l'Allemagne (avec une large part d'exportations dans les deux cas de figure) ou de la France (pour qui c'est le nucléaire qui a joué ce rôle). On note que 2011 et 2012 sont deux années où le PIB a redémarré... avec plus de pétrole.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production électrique du Japon depuis 1985, en milliards de kWh, avec le détail par énergie primaire. L'augmentation de la production fossile après Fukushima est spectaculaire.

Données BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne au Japon depuis 1965. La décrue post-Fukushima du nucléaire a fait passer la proportion d'électricité non fossile de 35% à 12%.

Source des données BP Statistical Review

 

Chine

Consommation d'énergie primaire en Chine, bois exclu, depuis 1965. On note l'envolée spectaculaire du charbon sur les 10 dernières années, charbon dont la Chine consomme à elle seule la moitié du total mondial.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. Outre la prédominance du charbon, on note aussi que les "nouvelles renouvelables" y sont très loin derrière l'hydroélectricité, tout comme le nucléaire.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire. Dans le "non fossil" c'est l'hydroélectricité qui domine largement.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne en Chine, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh).

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation chinoise depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. Tout cela reste plein de carbone aussi !

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) de la Chine depuis 1965. La tendance sur le taux de croissance est presque "plate".

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon en Chine depuis 1965. Comme cette énergie prédomine largement il est peu étonnant de retrouver ici à peu près la même forme de courbe que pour l'énergie chinoise dans son ensemble.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole en Chine depuis 1965. La forme générale est en 2 temps (baisse rapide du taux de croissance jusqu'en 1980, puis constance dans le positif à 5% environ depuis), même si la tendance de fond à l'échelle du demi-siècle est à la baisse de ce taux.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz en Chine depuis 1965. La variation est clairement en 2 temps : baisse rapide du taux de croissance jusqu'au contre-choc, puis hausse rapide depuis.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) en Chine depuis 1965. On note que contrairement à la zone OCDE, ce taux augmente sur la période, ce qui reflète surtout la hausse du taux de croissance de l'hydroélectricité, première énergie "non fossile" en Chine et de loin.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile en Chine depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne en Chine depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. Les émissions par chinois sont désormais supérieures à celles d'un français, et presque aussi élevées que celles d'un européen.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie chinoise depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la valeur monte c'est que l'économie devient plus efficace.

Malgré un progrès certain sur la période, la valeur de 2014 se situe entre le tiers et le quart de la valeur européenne (l'économie chinoise est donc 3 à 4 fois moins efficace dans son utilisation de l'énergie que l'économie européenne si les taux de change sont les bons).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie chinoise depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. Comme pour l'efficacité énergétique de l'économie, malgré des progrès la valeur atteinte est 5 fois plus importante que pour l'Europe (la Chine émet donc 5 fois plus pour la même valeur économique à l'arrivée), et 6 fois plus que pour la France.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Pour la période 1965-2014, taux de croissance du PIB chinois (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie. Il n'y a pas plus de découplage que pour l'OCDE, et pour faire 1% de croissance supplémentaire de PIB il faut plus de 1% de croissance de l'énergie.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

Consommation d'énergie en Chine (axe horizontal) vs PIB chinois (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite).

Cette courbe présente très peu d'accidents par rapport à ce qui s'observe pour les pays de l'OCDE, et elle est d'une "rectitude" remarquable. La "crosse" qui s'observe - avec des configurations différentes - pour les pays de l'OCDE après 2006 est totalement absente ici, ce qui suggère que le monde est en train de se segmenter en deux zones assez dissemblables. Par ailleurs, on voit clairement que la dématérialisation de l'économie chinoise n'est pas vraiment d'actualité !

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie en Chine (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2013 (la ligne marron part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique).

Même remarque que ci-dessus pour la forte différence de la forme avec celle des pays de l'OCDE.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole en Chine (axe horizontal) vs. PIB chinois (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

Les chocs de 1974 et 1979 sont très peu visibles (alors qu'ils ont massivement infléchi la trajectoire dans les pays de l'OCDE), et par contre on voit le gain en efficacité pétrole de l'économie après 1982. Il n'y a pas non plus de crosse visible après 2006.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production électrique de la Chine depuis 1985, en milliards de kWh. Que de charbon !

Source BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne en Chine depuis 1965 (la production électrique par personne atteint environ 4000 kWh, soit les deux tiers de la moyenne européenne. L'hydroelectricité domine de la tête et des épaules cette partie "non fossile".

Source des données BP Statistical Review

 

Zone "non OCDE", hors Chine

La zone "non OCDE" regroupe tous les pays... qui ne font pas partie de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique, que l'on appelle encore les pays industrialisés. L'OCDE regroupe ainsi l'Amérique du Nord (Mexique inclus), l'essentiel de l'Europe, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie, plus le Chili, Israel, et la Turquie. La zone "non OCDE" regroupe donc tout le reste du monde, avec notamment l'Inde, la Russie, toute l'Amérique Latine sauf le Chili, toute l'Afrique, tout le Proche et Moyen Orient sauf la Turquie, et enfin et surtout la Chine. Ce dernier pays pesant quasiment un quart de l'énergie mondiale à lui seul, les statistiques de cette zone (non OCDE) ont été découpées en 2, car il y a quelques petites différences...

Consommation d'énergie primaire dans la zone non OCDE hors Chine, bois exclu, depuis 1965. On constate que le pétrole y domine le mix, ce qui n'est pas le cas pour la Chine mais est le cas pour les pays de l'OCDE.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément. Contrairement à ce que l'on voit dans les pays de l'OCDE, ici le charbon est devenu plus important que le pétrole. Les "nouvelles renouvelables" y sont très loin derrière l'hydroélectricité, par contre le nucléaire est un peu plus présent que pour la Chine.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, en agrégeant dans une courbe "non fossil" toutes les renouvelables (hors bois) et le nucléaire. Dans le "non fossil" c'est l'hydroélectricité qui domine largement.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Consommation d'énergie primaire par personne dans la zone hors OCDE hors Chine, bois exclu, depuis 1965, en tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh). On note que cette consommation a décru après la chute du Mur de Berlin (à cause du poids des pays de l'ancien bloc communiste dans cet ensemble) et que la croissance s'est ralentie ces dernières années, ce qui n'est pas du tout le cas pour la Chine.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Idem ci-dessus, mais présenté avec une courbe par énergie, pour observer l'évolution de chacun prise séparément.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Part de chaque énergie (hors bois) dans la consommation de la zone non OCDE hors Chine depuis 1965, et part de l'ensemble des combustibles fossiles. Nucléaire et nouvelles renouvelables sont globalement insignifiants.

Compilation de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergie (hors bois) dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965. La tendance d'ensemble est moins claire que pour l'ensemble OCDE, avec d'abord une baisse de la croissance, puis une hausse, et en tout état de cause la variation reste positive sur quasiment toute la période.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de charbon dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965. Contrairement à ce qui se passe pour l'ensemble OCDE, la tendance est à la hausse du taux de croissance.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de pétrole dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965. La forme générale est aussi en 2 temps, même si la tendance de fond à l'échelle du demi-siècle est à la baisse de ce taux. Rappelons que l'ensemble considéré inclut tout le Moyen Orient et la Russie, soit la moitié de la production mondiale de pétrole à eux deux.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation de gaz dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Variation annuelle de la consommation d'énergies "non fossiles" (hors bois) dans la zone hors OCDE depuis 1965. On note la même tendance que pour la zone OCDE, avec des "nouvelles renouvelables" qui ne permettent pas de prolonger la croissance obtenue avec l'hydroélectricité auparavant (le nucléaire est peu présent dans la zone).

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965, discriminée par énergie, en millions de tonnes. Le pétrole domine l'ensemble, comme pour l'OCDE.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution des émissions de CO2 d'origine fossile par personne dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965, discriminée par énergie, en tonnes. On note que, comme pour l'OCDE, le niveau actuel n'est pas très éloigné de ce qu'il était au moment du 2è choc pétrolier.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review

 

Evolution de l'efficacité énergétique de l'économie dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965 (dollars constants de PIB par kWh d'énergie primaire). Quand la valeur monte c'est que l'économie devient plus efficace.

On note que cette courbe n'a pas du tout le même aspect que pour les pays de l'OCDE : à part pendant une courte période qui va de 1990 à 2000, en gros, le gain est... quasi-nul (et sur la période il est très faible).

La valeur atteinte aujourd'hui est une petite moitié de la valeur européenne.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Evolution de l'efficacité CO2 de l'économie dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965 (grammes de CO2 fossile par dollar constant de PIB). La courbe baisse quand l'économie émet moins de CO2 par unité produite. Comme pour l'efficacité énergétique de l'économie, à part pendant une période de 10 ans, cet indicateur ne s'est que très peu amélioré, et il est aujourd'hui 4 fois plus élevé que pour l'Europe.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Pour la période 1965-2014, taux de croissance du PIB dans la zone non OCDE hors Chine (axe horizontal) vs. taux de croissance de la consommation d'énergie dans la même zone. La régression signifie en gros que pour 1% de croissance de l'économie il faut 0,8% de croissance de l'énergie.. Le fait que la droite de régression passe quasiment par l'origine signifie qu'il n'y a pas de gain d'efficacité énergétique en moyenne sur la période, ce qui est effectivement presque le cas.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review 2013 et World Bank 2013

Consommation d'énergie dans la zone non OCDE hors Chine (axe horizontal) vs PIB dans la même zone (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014 (la ligne orange part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite).

Cette courbe présente très peu d'accidents par rapport à ce qui s'observe pour les pays de l'OCDE, et elle est d'une "rectitude" remarquable. La "crosse" qui s'observe - avec des configurations différentes - pour les pays de l'OCDE après 2006 est totalement absente ici, comme pour la Chine.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation d'énergie dans la zone non OCDE hors Chine (axe horizontal) vs valeur ajoutée de l'industrie dans la même zone (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2013. La ligne marron part de 1965, en bas à gauche, et les points suivent ensuite l'ordre chronologique vers le haut et la droite.

On note que cette courbe ne ressemble pas du tout à ce qu'elle est pour les pays de l'OCDE.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Consommation de pétrole dans la zone non OCDE hors Chine (axe horizontal) vs. PIB dans la même zone (en milliards de dollars constants) pour la période allant de 1965 à 2014. En vert avec ligne jaune : période de 1965 à 1982. En points rouges avec trait orange : période allant de 1983 à 2014.

Les chocs de 1974 et 1979 sont invisibles (alors qu'ils ont massivement infléchi la trajectoire dans les pays de l'OCDE), et par contre on voit le léger gain en efficacité pétrole de l'économie après 1982. Il n'y a pas non plus de "crosse sur la gauche" visible après 2006.

Calcul de l'auteur sur données BP Statistical Review & World Bank

 

Production électrique de la zone dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1985, en milliards de kWh.

Source BP Statistical Review

 

Production d'électricité "non fossile" (ou sans CO2) par personne dans la zone non OCDE hors Chine depuis 1965. "Geothermal biomass" regroupe la géothermie et la production électrique au biogaz. L'ensemble représente à peu près 30% de la production électrique par personne dans la zone.

Source des données BP Statistical Review

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