Documentation > Oil, gas, coal, and friends > Gas and co > What is a gas reserve ?
Comme il n'y a pas de raison de changer une formule qui marche, la nomenclature des réserves pour le gaz suit très exactement celle utilisée pour le pétrole, et nous allons retrouver exactement les mêmes termes que ceux qui est employé pour les hydrocarbures liquides :
les ressources en place désignent le gaz effectivement présent dans le gisement, sans considération sur la fraction qui voudra bien en sortir,
les réserves prouvées désignent la quantité de gaz dont l'opérateur garantit l'extraction future aux conditions techniques et économiques du moment dans les gisements en exploitation. Pas plus que pour le pétrole l'opérateur ne garantit que ces quantités vont sortir avec un débit croissant ou constant, et les exprimer en "années de consommation" conduit à la même funeste erreur d'appréciation que pour le pétrole. Pas plus que pour le pétrole ces réserves prouvées ne peuvent inclure du gaz contenu dans des gisements qui ne sont pas encore exploités.
les réserves ultimes correspondent à la totalité du gaz qui finira par sortir d'un gisement (ou d'une zone, ou de la planète dans son ensemble).
les réserves 2P correspondent à l'évaluation la plus probable, ex-ante, des réserves ultimes.
Avant de passer à ce qui suit, qui va essentiellement se borner à souligner les différences entre pétrole et gaz, je vais donc me permettre de renvoyer le lecteur (parfois une lectrice, au demeurant) vers la page qui disserte sur les réserves de pétrole, la manière dont elles sont découvertes, etc, et ce qui suit se limitera à souligner les particularités qui concernent le gaz, tout en se souvenant que souvent... pétrole et gaz sont associés dans un même gisement.
Pour le pétrole, les réserves prouvées sont notamment évaluées sur la base des débits des puits d'exploitation déjà forés. Or la prévision du débit futur (puisque la production garantie n'est rien d'autre que le cumul du débit futur) à partir du débit présent est un exercice plus compliqué pour le pétrole que pour le gaz, où l'exploitation consiste essentiellement à décompresser une poche souterraine. Du coup, pour le gaz, dès l’instant où les volumes produits ont généré une baisse de pression du gisement suffisante, les volumes extractibles restant sont connus avec une assez grande précision.
Du coup, les réévaluations en cours de vie du gisement sont bien plus faibles que pour le pétrole. Pour augmenter les réserves prouvées, il faut donc nécessairement trouver de nouveaux gisements. Et en matière de découvertes, il se trouve que la situation est assez analogue à celle du pétrole : cela fait 30 ans, environ, que nous avons passé le maximum des découvertes annuelles, et que la tendance est à la baisse.
Evolution des découvertes mondiales de pétrole et de de gaz extractible pour le monde dans son ensemble, hors USA et Canada. L'échelle de gauche donne les volumes découverts par décennie, en milliards de barils de pétrole ou d'équivalent pétrole pour le gaz, et la courbe de droite donne le nombre de gisements découverts. Le nom du plus grand gisement géant de gaz ou de pétrole est indiqué pour chaque décennie (Burgan et Ghawar concernent le pétrole, Urengoy, North Field et South Pars du gaz). La quantité de pétrole ou de gaz mentionnée est l'évaluation la plus probable de ce qui finira par sortir des gisements découverts, en tenant compte des réévaluations effectuées depuis la découverte. Notons deux faits bien connu des pétroliers mais beaucoup moins du grand public en ce qui concerne les découvertes de gaz :
Source : IHS energy, 2006 |
Si nous combinons les découvertes à la baisse, avec un taux de "jaillissement naturel" déjà très élevé, nous constatons que le gaz ne permet donc pas autant cette "réserve d'optimisme pour l'avenir" que le pétrole nous a offert, avec la réévaluation constante des réserves malgré une quasi-absence de découverte de nouveaux réservoirs. Il reste la question du gaz non conventionnel, mais qui est pour l'heure extrêmement spéculative.
Comme pour le pétrole, le gaz n'est pas vraiment distribué de manière équitable entre tous les pays du monde. La première zone par ordre d'importance reste le Moyen Orient, mais sa suprématie est moins écrasante que pour le pétrole. Par contre, comme pour le pétrole, l'Union Européenne consomme un gaz qu'elle ne produit pas !
Part de chaque zone géographique dans les réserves prouvées, la production, et la consommation. Source : BP Statistical Review, 2011 |
Un classement par pays pour les réserves prouvées donne toutefois la première place du podium à nos voisins russes.
Montant des réserves prouvées de gaz par pays, en milliards de tonnes équivalent pétrole. Les trois premiers représentent plus de 50% du total mondial, les 10 premiers plus de 75%. L'union Européenne et la Norvège réunies sont au niveau du Nigeria. Source : BP Statistical Review, 2011 |
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Quelle évolution aux réserves de gaz ?
Comme pour le pétrole, les réserves prouvées ont une certaine tendance à croître ! Mais les découvertes étant plus récentes, et l'effet pervers d'une "OPEP du gaz" impossible puisque cette organisation n'existe pas,
Evolution des réserves prouvées de gaz par zone, en trillions de mètres cubes. Source : BP Statistical Review, 2010 |
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Comme les acteurs industriels de l'exploration production font à la fois pétrole et gaz, ce sont les mêmes compagnies qui détiennent les réserves de pétrole et celles de gaz. Le graphique ci-dessous rappelle les noms de ceux qui font la course en tête.
Classement par ordre d'importance des premiers détenteurs de réserves dans le monde, gaz et pétrole agrégés. Les compagnies d'état sont en beige, les compagnies russes (privées en théorie, mais fonctionnant presque comme des compagnies d'état en pratique) en bleu, et dans ce classement ne figure qu'une seule compagnie internationale, Exxon (en vert puisqu'il s'agit de grands écologistes !). Les autres compagnies familières des européens (BP, Shell, Total), sont détentrices chacune de 1% à 2% des réserves mondiales seulement, et ne figurent pas dans ce classement. Source : PFC, 2005 |
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Les vérifications, mieux que pour le pétrole ?
Il n'y a pas plus de vérifications des montants publiés par des tierces parties dans le gaz que dans le pétrole. Question réglée !